Les paiements interentreprises se tendent en France, particulièrement dans les métiers à destination du particulier. Ils dérapent sensiblement en Italie.

 

En moyenne sur le troisième trimestre 2012, les retards de paiement des entreprises françaises, analysés par Altares au travers des balances âgées des entreprises1, remontent à 11,8 jours contre 11,5 jours trois mois plus tôt.
En Europe, les paiements interentreprises restent sous pression. Les retards de règlement sont au plus haut depuis 18 mois à 13,7 jours.
L’Allemagne s’adjuge toujours la première place (6,2 jours) tandis que les pays du Sud peinent à résister. Si l’Espagne repasse sous la barre des 20 jours, le Portugal approche désormais les 30 jours, et l’Italie signe une forte dégradation à 17,6 jours, délais au plus haut sur 3 ans. Les paiements se détendent légèrement en Grande Bretagne (15,7 jours) après avoir dérapé en début d’année 2012 et en Belgique (11 jours) qui atteint une valeur historiquement basse.
41,7% des entreprises européennes payent leurs fournisseurs sans retard ; elles sont moins d’une sur trois (32,3 %) en France.

LES CONDITIONS DE PAIEMENT SE DURCISSENT EN FRANCE

32,3 % des entreprises françaises payent leurs factures sans retard sur le troisième trimestre 2012. C’est environ 1 % de moins par rapport au deuxième trimestre 2012.
Confirmation du durcissement des paiements, les retards de règlement supérieurs à 15 jours augmentent de 1 % à 31,6 %.
Cet effet de ciseau défavorable traduit le manque de cash des entreprises. Plus qu’un « aménagement » des trésoreries, le recours au crédit interentreprises semble être pour ces sociétés la réponse au besoin de crédit court terme non satisfait.
Calculé en nombre de jours moyen sur l’ensemble des transactions, le retard de paiement des entreprises françaises s’établit à 11,8 jours ce trimestre contre 11,5 jours trois mois plus tôt.

Les microentreprises sont fragilisées ; les ETI peinent aussi
À peine 10 % des ETI et Grandes Entreprises réglaient leurs fournisseurs sans retard (9,9 %) au cours du deuxième trimestre, elles sont encore moins nombreuses sur le troisième (9,7 %). Par ailleurs, plus d’une sur trois (35,6 %) reporte le règlement des factures d’au moins 15 jours, c’est 1,7 % de plus que lors du précédent trimestre. Cette dégradation rapide fait porter aux fournisseurs un risque lourd, a fortiori lorsque les retards dérapent de plus de 30 jours. En effet, Altares constate, au travers des mesures de performance de ses scores de risque, que les entreprises reportant leurs règlements fournisseurs de plus de 30 jours présentent une probabilité de défaillance multipliée par six.
Les microentreprises de moins de 10 salariés sont elles aussi dans une situation qui se complique. 24,4 % des microentreprises reportent leurs règlements de 15 à 30 jours ; c’est 1 % de plus qu’au cours du deuxième trimestre. Symptôme du manque de cash de ces petites entreprises, 6 % d’entre elles présentent désormais des retards de paiement supérieurs à 30 jours.
Si les comportements de paiement des PME semblent plus stables, pourtant les tensions demeurent ; http://xfru.it/tkcQwt

Téléchargez ci-dessous l'étude en français (PDF 19 pages)

ALTARES

1- Depuis 45 ans aux États-Unis et 25 ans en Europe, le programme DunTrade® du D&B Worldwide Network premier réseau mondial d’informations B to B Dun & Bradstreet, dont Altares fait partie, analyse les informations provenant directement de la comptabilité client de milliers de sociétés participantes. (Voir méthodologie).

analyse_altares_retrdst3.pdf Analyse_Altares_retrdsT3.pdf  (2.32 MB)