Retard de paiement en Europe: une spécialité bien latine
Treize mesures pour réduire les délais de paiement
Par Jean-Hervé Lorenzi - Président de l’observatoire des délais de paiement
Et Jean-Pierre Villetelle rapporteur Banque de France, direction des Entreprises
« Depuis la mise en place de la loi de modernisation de l’économie (LME) en 2008, l’Observatoire des délais de paiement s’est attaché à en faire année après année un audit scrupuleux et à en mesurer pleinement les effets sur l’économie française. En effet, au-delà d’un problème microéconomique de dettes et créances interentreprises, ou pouvant inclure l’État et les collectivités locales, les délais de paiement constituent un enjeu majeur sur le plan macroéconomique. Ils sont au cœur du cycle d’exploitation des PME et, partant, l’un des moteurs du financement de notre tissu productif. Si l’on raisonne de façon chiffrée, l’application généralisée de la LME aurait procuré en 2011 des transferts de trésorerie de 11 milliards d’euros au bénéfice des entreprises, largement en direction des PME. »
Vous pouvez dès maintenant télécharger « Le rapport annuel de l’Observatoire des Délais de Paiement » en cliquant ICI
Le bilan 2012 des défaillances d’entreprises en France est alarmant. Vous trouverez dans ce panorama un baromètre qui fait le point sur ce sujet. Si le nombre de défaillances a relativement peu augmenté (+1,1%) par rapport à 2011, leur coût financier a en revanche dérapé (+11%) et leur impact en termes de pertes d’emploi est de plus en plus important (+8,5%).
Nous avons classé les secteurs d’activité selon le degré de risques. Les plus risqués en 2012, et ils le resteront sans doute cette année, sont la construction, les services et l’automobile.
Ceux dont la situation s’est dégradée, sans que nous voyions une amélioration en 2013, sont l’agroalimentaire, l’électronique et l’informatique-télécom et la chimie.
Et enfin, les secteurs relativement épargnés l’année dernière sont ceux du textile-habillementet du papier-bois.
Ce panorama met aussi en avant la fragilisation des entreprises de taille intermédiaire (ETI), une tendance qui se confirme en 2012. Nous consacrons donc un article à ce segment essentiel à l’économie française, qui emploie le quart des salariés du pays et qui est à l’origine du quart de nos exportations nationales. Comment les définir ? Pourquoi sont-elles devenues plus vulnérables ? Quels sont les secteurs en danger ? Quelles sont les limites de leur essor ?
Lire le Panorama - Défaillances d'entreprises - Hiver 2012-2013